La plus sportive des Audi, la R8, s’offre un V10 cubant 5,2 litres sorti des entrailles de sa cousine la Lamborghini Gallardo LP560-4. Dégonflé pour l’occasion à 525 chevaux.
Placé en position centrale arrière le V10 de la Lamborghini Gallardo de 560 ch est ici « réduit » à 525 ch à 8 000 tr/min pour un couple de 530 Nm à 6 500 tr/min. Soit plus de 100 ch supplémentaire par rapport à la R8 dotée du V8 4,2 l de 420 ch. Résultat des performances en hausse avec seulement 3,9 secondes pour atteindre les 100 km/h pour une vitesse de pointe de 315 km/h. Des performances équivalentes à une Ferrari F430.
Signes distinctifs de cette tumultueuse version V10: Le diffuseur d’air arrière plus imposant, les deux sorties d’échappement ovales ou encore les jantes au dessin sculpturale.
L‘Audi R8 V10 5.2 FSI quattro est catapultée de 0 à 100 km/h en 3,9 secondes et dans la version équipée de la boîte robotisée séquentielle « R tronic », la barre des 200 km/h est atteinte seulement 8,1 secondes plus tard. La vitesse maximale est atteinte à 316 km/h. Le V10 passe d’une expression grave à une sonorité de notes aïgues au fur et à mesure que le régime augmente jusqu’à atteindre le régime maximal impressionnant de 8 700 tr/min.
Le moteur de 5,2 litres fait appel à l’injection directe d’essence FSI, système dont Audi est le précurseur sur les voitures sportives. Un système „Common Rail“ injecte le carburant dans les chambres de combustion à une pression pouvant atteindre les 120 bar. L’injection directe réduit les problèmes de cliquetis et assure un refroidissement interne grâce à l’évaporation du carburant – ce qui permet un taux élevé de compression de 12,5 : 1. Ce taux élevé de compression contribue pour une large part à augmenter la puissance et à réduire la consommation en contrôlant très précisément la quantité de carburant : La R8 V10 équipée de la boîte de vitesse R tronic se contente de 13,7 litres en moyenne sur 100 km selon le constructeur allemand.
Le graissage par carter sec fait aussi partie des raffinements techniques de ce moteur dix cylindres (dit moteur à « longue course ») : il permet un montage très bas du moteur dans le châssis. Le grand angle de cylindres ouvert à 90 degrés permet également d‘abaisser le centre de gravité. Le carter du vilebrequin est coulé selon un procédé complexe dans un alliage d‘aluminium à résistance mécanique élevée ; les bielles sont fabriquées en acier forgé, les pistons en aluminium.
Les quatre arbres à cames sont entraînés par chaîne et leur position angulaire est réglable de 0 à 42 degrés. Cela permet une plus grande latitude pour obtenir une épure de distribution optimum. En conjugaison avec les conduits d’admission rectilignes à écoulement optimisé, l’admission s’en trouve améliorée sur toute la plage de régimes.
La R8 V10 5.2 FSI quattro est équipée en série d’une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports. Audi propose également en option la boîte robotisée séquentielle « R tronic ». Cette boîte avec les palettes de commande style aluminium au volant permet des passages de rapports ultrarapides de l’ordre d‘un dixième de seconde seulement. Grâce au mode « Launch Control » - disponible avec la boîte R tronic – que le conducteur peut activer par pression sur une touche, la R8 V10 devrait garantir des démarrages foudroyants.
Son concept de moteur central garantit une répartition idéale des charges sur essieux ; 44 % à l’avant et 56 % à l’arrière.
Les suspensions de roues à doubles bras transversaux en aluminium à l’avant comme à l’arrière sont optimisées pour fournir un comportement « autodirectionnel » neutre. Les roues 19 pouces, leurs jantes à 10 rayons en Y ont été conçues spécialement pour la R8 V10. Les dimensions des pneus sont de 235/35 à l’avant et de 295/30 à l’arrière.








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