ESSAI : Chevrolet Spark 1.2 16V LT 2010
Publié par Rémy Devaureix le 28 janvier 2010
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Capot plongeant, bandeaux de pare-chocs costauds, phares en amande surdimensionnés, la Spark a soigné son style. De profil, les ailes sont marquées, les bas de caisse sculptés et Chevrolet a dissimulé les poignées de portières arrière dans un angle assez inhabituel.
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L’intérieur de la citadine présente bien avec des plastiques peut-être durs mais à l’aspect flatteur. De plus, l’assemblage est sérieux. Appréciable également, l’original combiné d’instrumentation.
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Pas très pratique. Pour ouvrir le coffre de la Spark, il faut utiliser la clé ou avoir pensé à le déverrouiller de l’habitacle grâce à la petite poignée ad hoc implantée à la base du siège conducteur. La contenance n’est pas extraordinaire mais la banquette se rabat en deux parties.
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Design
Les mini citadines abusent d’un style beaucoup trop consensuel ? Avec sa Spark, Chevrolet prend le contre-pied de cette triste habitude. Avec son faciès expressif, voire agressif, ce nouveau modèle de poche ne manque pas de personnalité. Elle abuse ainsi d’attributs un brin surdimensionnés comme les phares en amande ou encore la calandre. Dans la même idée de se distinguer, le capot plongeant est discrètement nervuré dans sa moitié.
Du dynamisme que l’on a voulu également bien présent sur le profil. Les ailes sont donc légèrement rebondies et les bas de caisse creusés. On note également la forme de la surface vitrée, généreuse à l’avant avant d’être étroite à l’arrière. Et pas de petite vitre de custode pour ponctuer tout ça. Place nette est réservée… aux poignées de portes. La poupe est moins inspirée. Avec ses gros feux, elle rappelle celle de l’Aveo.
Equipement
Spark, L, LS, LT, voilà les quatre niveaux de finition avancés par Chevrolet pour sa Spark. Avec un prix d’appel sur la 1.0 de 68 chevaux qui plafonne à 7 990 euros une fois déduit le bonus écologique de 700 euros, difficile d’être exigeant. D’autant que l’on dispose notamment, pour ce tarif serré, d’une direction assistée, d’une banquette rabattable 1/3-2/3 ou encore d’airbags fronteaux, latéraux avant et rideaux à l’avant et à l’arrière. Pour 800 euros supplémentaires, vitres électriques à l’avant, verrouillage centralisé des portes, couvre-bagages, radio CD MP3 4 HP avec prises auxiliaire et USB font leur apparition. Pas mal donc.
Notre modèle d’essai, une 1.2 litre de 81 chevaux - 11 290 euros bonus écologique de 700 euros déduit - disposait de la finition haut de gamme. Ceintures de sécurité avant réglables en hauteur, antibrouillards, climatisation automatique, commande du système audio au volant, ordinateur de bord, rétroviseurs électriques et dégivrants, vitres électriques à l’arrière jusqu’aux radars de recul, tout est de série. D’un point de vue pratique, le propriétaire dispose également de quelques rangements supplémentaires, pour les lunettes mais aussi pour des objets plus imposants dans un tiroir sous le siège passager. Esthétiquement parlant, les ajouts sont notables. A l’intérieur, les sièges sont parés d’un tissu stylisé tandis que la planche de bord arbore de jolis inserts laqués noir. A l’extérieur, les jantes de 15 pouces sont en alu. Enfin, boucliers spécifiques, sortie d’échappement chromée, barres de toit en aluminium et becquet de toit sont compris dans la facture.
En étant vraiment tatillon, tout juste peut-on regretter que la colonne de direction reste uniquement réglable en hauteur. Enfin, il ne reste pas grand-chose à rajouter à cette liste d’équipements fournie. Seule la peinture métallisée est facturée 400 euros. Quant au contrôle électronique de trajectoire, il coûte 300 euros.
Vie à bord
C’est un peu le deuxième effet « Kiss Cool ». Agréablement surpris par le look de cette Spark, on est également séduit par son ambiance intérieure. Le dessin ondulé de la planche est agréable et moderne. Et les plastiques ? Ils sont bien évidemment durs, comme chez la concurrence, mais leur aspect se révèle plutôt flatteur. Tout comme leur assemblage d’ailleurs. Chevrolet a fait attention aux détails. A l’avant, les espaces de rangement sont ainsi bien dispatchés, suffisamment nombreux et d’assez bonne taille. Et face à lui, le conducteur a droit, en plus d’un traditionnel compteur de vitesse rond, à un original combiné d’instrumentation regroupant compte-tours, ordinateur de bord et jauge d’essence dans un afficheur digital rectangulaire entouré de voyants lumineux. Seule fausse note dans tout cela : l’implantation, trop en arrière, du levier de vitesses qui gêne, du coup, le mouvement du bras aux changements de rapport.
A l’arrière, cette citadine quatre centimètres plus longue qu’une Twingo offre une banquette trois places. Autant d’adultes seront à l’étroit mais deux personnes d’1,80 mètres trouveront facilement leurs aises. L’espace en hauteur est généreux et les genoux ne sont pas incrustés dans les dossiers avant. A ce rang-là, obligation de se contenter du strict minimum, en revanche, question blocs de rangement.
Revers de la médaille à cette bonne habitabilité, le coffre ne présente pas une contenance exceptionnelle. Pas riquiqui pour autant, avec 170 dm3 il cube toutefois un petit peu moins que ceux de la concurrence. Banquette rabattue, la capacité grimpe à 568 dm3 mais le plancher n’est pas plat. Plus gênant que la haute marche de chargement qu’il présente, le coffre n’est surtout pas très pratique à ouvrir. La faute à l’absence de poignée manuelle permettant de le déverrouiller. Pour cela, il faut donc jouer de la clé ou avoir penser à manipuler la petite poignée qui sert à cela avant de sortir de l’auto.
Comportement
Testée dans les rues d’Athènes, où le revêtement n’est pas forcément aux standards français, la Chevrolet Spark n’a pas dévoilé d’importants points faibles. Le confort est acceptable, même si l’amortissement est ferme voire sec sur certains reliefs. Le comportement reste sûr avec une agilité et une maniabilité au niveau. Certains adeptes de la boîte automatique pourront regretter qu’elle ne soit pas disponible, même en option.
Sous le capot, deux moteurs essence sont disponibles. Plus vigoureux, le 1,2 litre assure des performances suffisantes même s’il se retrouve un peu pénalisé par des rapports de boîte longs. Quasi inaudibles au ralenti, il se fait pas mal entendre lors des relances. Ces quatre-cylindres se montrent toutefois beaucoup plus civilisés que les « trois-pattes » que l’on retrouve sur pas mal de concurrentes.
En tous les cas, le 81 chevaux suffit amplement pour un usage urbain et permet de s’aventurer sereinement au-delà. Ce que n’est pas forcément dans les cordes de son petit frère de 68 chevaux plus limité au niveau de la réactivité.
Faisant l’impasse sur un diesel, Chevrolet propose une autre alternative en équipant ses deux blocs d’un système bicarburation essence-GPL. Cela pour un prix comparable jusqu’à la fin du mois de décembre et à peine quelques centaines d’euros plus chère par la suite. Un choix plus que judicieux sachant que le prix avantageux du litre de GPL, qui tourne autour de 0,70 euro, permet largement de compenser la surconsommation qui est de l’ordre de 30 %.
Conclusion
La Chevrolet Spark débarque dans un marché des citadines qui a le vent en poupe. Et ces premiers roulages tendent à montrer qu’elle mérite assurément de s’y faire une place. Cette cinq-portes cinq-places n’a, en effet, pas que son tarif serré à mettre en avant. Pimpante, habitable, bien finie, la nouvelle « puce » de la marque au nœud papillon doré n’apparaît pas largué par ses concurrentes. Si elle se montre un peu raide et bruyante, l’équivalence est valable pour de nombreuses autres marques sur ce segment. De plus, quel que soit le degré de finition, on en a pour son argent. Dernier détail, la Spark peut déjà être commandée mais elle ne sera pas en concessions avant février.
Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun
Les plus
– Prix
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Les moins
– Pas de poignée d’ouverture du coffre
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Fiche technique :
Prix de base : 11 290 euros (bonus écologique de 700 euros compris)
Poids : 968 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 11,9
Dimensions (L x l x h) : 3,64 m x 1,60 m x 1,55 m
Empattement : 2,37 m
Moteur :
Type : 4 cylindres en ligne 16 soupapes
Cylindrée : 1 206 cm3
Puissance maxi : 81 ch à 6 400 tr/min
Couple maxi : 111 Nm à 4 800 tr/min
Emission de C02 : 119 gr/ km
Transmission : avant
Boîte de vitesses : mécanique à 5 rapports
Freins : disques ventilés de 236 mm de diamètre à l’avant et tambours de 200 mm à l’arrière
Performances :
Vitesse maxi : 164 km/h
0 à 100 km/h : 12,1 s
Consommation (données constructeur) :
Sur routes nationales : 4,2 l/100 km
En ville : 6,6 l/100 km
Capacité du réservoir : 35 litres
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Commentaires :
dommage, qu’il n’y ait pas de boîte automatique. Les personnes handicapées devraient pouvoir aussi profiter de cette belle petite automobile.