ESSAI: Citroën C2 HDI 110 VTS 2008
Publié par Emmanuel le 13 novembre 2008Design
Discret mais efficace, le toilettage de printemps de la Citroën C2 lui confère un faciès encore plus avenant. Les raisons : une calandre élargie, cerclée de chrome, où trône les chevrons mis en évidence par du chrome eux aussi et un pare-chocs plus bombé, davantage sculpté et entaillé d’une entrée d’air imposante encadrée par deux anti-brouillard bien voyants. Il n’y a plus qu’à rappeler la nouvelle teinte des feux arrière et voilà le tour du restylage de la petite citadine déjà bouclé.
Pour (tout) le reste, on se retrouve en terrain connu pour cette auto écoulée à un peu moins de 500 000 exemplaires depuis le début de sa production, en 2003. Et malgré cet âge déjà avancé, la Française demeure agréable à regarder. A contre-courant des formes toujours plus effilées, les phares persistent avec un design carré. Les vitres arrière gardent leur découpe originale tandis que le hayon conserve tout son aplomb. Enfin, la ligne au niveau du haut du coffre reste toujours aussi fuyante.
Une somme de particularités et d’atouts esthétiques qui donnent à l’ensemble des tonalités dynamiques. Et la finition VTS en rajoute encore un becquet arrière couleur carrosserie, le badge « VTS » stylisé accroché aux bas de chaque aile arrière renflée, des rétroviseurs bicolores et des jantes alu de 16 pouces.
Equipement
Pouvant être emmenée désormais par le 1,6 HDI 110 chevaux, la Citroën 2 est proposée uniquement en finition sportive VTS avec cette motorisation. L’amateur ne s’en plaindra pas. Car outre les atours évoqués précédemment, ou encore la suspension raffermie qu’elle induit, elle confère à cette citadine une dotation en équipements de bon aloi.
Le pilote peut s’appuyer sur le répartiteur électronique de freinage, l’assistance au freinage d’urgence et, surtout, le contrôle dynamique de stabilité. Il pourra également régler le volant en hauteur et en profondeur. Suivent, pour l’agrément, les vitres avant et les rétroviseurs électriques, la mise en fonctionnement automatique des feux de croisement comme celui des essuie-glaces, la condamnation des ouvrants dès 10 km/h. la climatisation automatique et une radio CD compatible MP3. De plus, un bouton, placé sur la console centrale, permet de fixer une vitesse maximale au-delà de laquelle un signal sonore retentit. Enfin, les airbags, frontaux et latéraux à l’avant, se comptent au nombre de quatre.
En option sur notre modèle d’essai, les radars de recul coûtent 300 euros. Quant aux sièges sport mêlant cuir et tissu, il faut ajouter 590 euros. Du coup, le prix de base de 17 000 euros (bonus écologique de 700 euros inclus), déjà conséquent vu la catégorie du véhicule, grimpe, d’autant qu’il faut encore verser 280 euros pour disposer d’un kit mains libres Bluetooth.
Vie à bord
Le « VTS » frappe également à l’intérieur, par petites touches. On remarque ainsi immédiatement la boule du pommeau de levier de vitesses couleur alu brossé ou encore le pédalier alu. Les sièges sport ne passent pas inaperçus également. A réglages manuels, ils enveloppent le bas du dos et maintiennent bien mais le dessin de l’assise est moins réussi. Ce qu’on remarque aussi également, ce sont les nombreux plastiques moins flatteurs qui composent l’essentiel de l’habitacle. S’ils sauvent les apparences à l’œil, ils se révèlent très durs au toucher. Heureusement, des cerclages chromés agrémentent un intérieur plutôt austère. Au chapitre originalités, on note les boutons des lève-vitres implantés en bas de la console centrale ou encore le gros compteur digitale en face du conducteur guère esthétique.
Question rangements, s’ils restent restreints entre les deux sièges avec simplement un mini-bloc creusé tout en bas de la console centrale pour accueillir notamment une canette, ils sont plus respectables dans la boîte à gants et les bacs des portières.
Une trentaine de centimètres, c’est l’espace qui se dégage pour gagner les deux places arrière de cette trois portes. Un passage pas trop acrobatique s’il en est. Quelques rangements et un accoudoir moulé côté carrosserie attendent les passagers qui ne devront pas mesurer plus 1,80 m pour être suffisamment à l’aise. Dernière précision, les deux sièges présentent un dossier rabattable et coulissent sur une dizaine de centimètres. Une modularité qui profite au coffre, duquel une poignée permet d’avancer ou de reculer individuellement chaque assise. Car « long » de 35 petits centimètres au minimum (45 au mieux), il faut reconnaître que les bagages sont à l’étroit. Et le coffre les cumule en imposant une marche de 20 cm à une hauteur de chargement déjà importante.
Comportement
Le pimpant des courbes se trouve conforté en autant de sensations sur la route. Car le turbo diesel que l’on déniche sous tous les capots du constructeur aux chevrons jusqu’à sous celui de l’imposante C5 fait preuve d’un souffle de sportif assidu étant donné le poids de moins d’1,2 tonne de la Citroën C2. Ayant du coffre, il s’emballe même dès les bas régimes, permettant à cette citadine de concourir dans deux épreuves : l’endurance mais aussi la course. Dans la première, cette C2 HDI 110 VTS évoluera autour des 2 000 tours et repartira sur le couple sans broncher, évitant ainsi d’abuser de rétrogradages lors des relances. Cela en s’abreuvant, grosso modo, de 5 litres de gazole hors des villes. Dans la deuxième, elle se montrera encore plus intéressante. Piquante même. Tellement qu’on en viendrait à opérer quelques détours pour profiter à plein de la moindre portion sinueuse. Car elle s’y révèle vraiment amusante à mener grâce à son châssis affûté et son freinage puissant. Menée vigoureusement, on sentira à peine le côté joueur du train arrière. Seul point faible : la commande de boîte de vitesses, moyennement guidée et à la course importante.
A en oublier, dans tout ça, la vocation urbaine de la Citroën C2 où son gabarit et sa direction légère font mouche. Moins réussies, en revanche, la petitesse des rétroviseurs et la vision arrière pas terrible. Parmi les mauvais points : on relèvera également une insonorisation bâclée. Moteur et bruit de roulement sont envahissants, usants même lors des longs parcours. Ces derniers révèleront également un confort perfectible mis à mal par l’amortissement ferme.
Conclusion
Certes elle fait le mini pour le coffre et l’insonorisation, mais elle s’acquitte du maxi en ce qui concerne le plaisir de conduire. Cette Citroën C2 HDI 110 VTS est en effet capable de réveiller le sportif qui dort en chacun de nous. Et en plus, elle carbure au gazole, pas un mal pour le porte-monnaie.
Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun
Les plus- Performances |
Les moins- Insonorisation |
Fiche technique :
Prix de base : 17 000 euros (dont 700 euros de bonus écologique)
Prix du modèle essayé : 18 270 euros
Options du véhicule :
Peinture rouge lucifer nacré : 380 euros
Intérieur cuir-tissu liane : 590 euros
Radars de recul : 300 euros
Puissance fiscale : 6 cv
Poids : 1 185 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 10,8
Dimensions (L x l x h) : 3,666 m x 1,659 m x 1,461 m
Moteur :
Type : 4 cylindres 16 soupapes turbo diesel common rail avec filtre à particules
Position : avant
Cylindrée : 1 560 cm3
Puissance maxi : 110 ch à 4 000 tr/min
Couple maxi : 245 Nm à 1 750 tr/min
Emission de C02 : 119 gr/ km
Transmission : avant
Boîte de vitesses : mécanique à 5 rapports
Roues :
Freins : disques ventilés à l’avant et disques à l’arrière
Pneus : Michelin Pilot Exalto 195/45/16
Performances :
Vitesse maxi : 186 km/h
0 à 100 km/h : 13,5 s
Consommation :
Sur routes nationales : 5,2 l/100 km
En ville : 6,7 l/100 km
Capacité du réservoir : 41 litres
TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI :
Posté dans Essai Citroen.
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