Essai : Ford Focus CC 2.0 TDCI Titanium 2008
Publié par Antoine le 18 juin 2008
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Pininfarina signe ici un design équilibré pour un CC, même si la ligne reste discrète.
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L’habitacle de la Focus CC présente bien… de loin. En détaillant, on relève sans peine de grosses irrégularités d’assemblage en partie basse de planche de bord, ou encore un vilain câble apparent au dessus du rétroviseur intérieur.
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Contrairement à ses concurrentes Mégane CC et surtout 307 CC, la découvrable Ford n’a pas été dotée d’un de ces arrière-trains massifs. Pininfarina signe ici un design équilibré pour un CC, même si la ligne reste discrète. Un peu trop d’ailleurs, avec une face avant reprise des Focus et Mondeo et un dessin arrière banal, malgré le récent restylage. Si la Focus CC n’agresse pas le regard, elle n’a rien d’une séductrice façon roadster sportif.
Vie à bord/Equipements
L’habitacle de la Focus CC présente bien… de loin. Le dessin de la planche de bord est agréable à l’oeil et réserve une ambiance high-tech, surtout avec le grand écran tactile du GPS. Mais en s’installant à bord, les choses se gâtent : hormis la partie intermédiaire de la planche de bord en plastique moussé, les matériaux font vraiment toc. A commencer par les inserts imitation alu de la console centrale ou les aiguilles de de l’instrumentation, affublées d’un plastique façon chrome vraiment trop brillant pour être honnête. Pire encore : en détaillant l’habitacle, on relève sans peine de grosses irrégularités d’assemblage en partie basse de planche de bord, ou encore un vilain câble apparent au dessus du rétroviseur intérieur. Pas de très bon augure pour le vieillissement général de l’auto…
Vraiment dommage, car l’équipement est plutôt généreux et l’ergonomie fort correcte. Sur notre finition Titanium, système audio CD mp3 et sellerie cuir/tissu et clim auto sont offerts. Le GPS 7p optionnel à écran tactile est assez simple d’utilisation. Question confort, le bilan est globalement positif : pour quatre passagers, l’habitabilité est au dessus de ses concurrentes directes et l’insonorisation ne fait pas regretter le choix du diesel, même en configuration cabriolet. Au dessus de 120 km/h, on s’entend encore parler distinctement et les remous sont contenus. Quelques bémols toutefois: les sièges fermes et à l’assise trop courte seront fatigants sur de longs trajets. L’amortissement, parfait sur autoroute, se révèle trop sec sur chaussée dégradée.
Motorisation
La légitimité du diesel sur un cabriolet est désormais entrée dans les mœurs. Pour une auto orientée loisir et dédiée avant tout à l’agrément de conduite, ce TDCI est à sa place dans la Focus CC. Certes, les 136 ch du 2.0 l développé conjointement par PSA et Ford n’en font pas un as du 0 à 100 km/h, mais les reprises sont amplement suffisantes pour s’insérer dans le trafic ou dépasser en toute sécurité sans rétrograder. Pour mouvoir les presque 1500 kg de la Focus CC, les 320 Nm à 2000 trs/mn permettent une bonne disponibilité. A noter que le système Overboost, agissant par une modification ponctuelle de la gestion du turbo, porte le couple à 340 Nm en cas de forte sollicitation du moteur. Peu décelable à l’usage, ce système est pour beaucoup dans l’agrément dispensé par ce moteur. Excepté au démarrage et en relances à bas régimes, le 2.0 TDCI se montre fort bien éduqué : discret, les vibrations sont quasi-absentes. Et le sifflement du turbo parvient presque à masquer les claquements caractéristiques. Bon sang ne saurait mentir, ce TDCI sait cacher ses origines! Exception faite des découvrables plus huppées, l’espèce des « cabamazouts » n’a pas à rougir de son pedigree.
Les esprits chagrins remettront en question la place d’un diesel sur une auto plaisir ( surtout en ces temps de coup de bambou à la pompe ). Par rapport aux autres motorisations disponibles, la Ford Focus CC abat tout de même l’atout de la sobriété, face à un 1.6 100 ch faiblard et un 2.0 l 145 ch glouton. Malgré un diesel presque aussi cher à la pompe que le Sans Plomb, le 2.0 TDCI semble être l’offre la plus cohérente de la gamme.
Comportement routier
Coupé-cabriolet oblige, la Focus CC souffre d’un surpoids lié aux renforts et au système de toit rétractable. Par rapport à la berline, ses 150 kg supplémentaires ne se font pas trop sentir et le châssis fait preuve d’un bel équilibre. Avec une rigidité préservée même en enchaînement de virages, les prestations dynamiques de la Focus CC sont certainement les meilleures de la catégorie. D’ailleurs, le train arrière est repris de la Ford Focus ST. Très neutre, le comportement routier ménage un excellent niveau de sécurité et les limites de l’adhérence sont assez haut perchées. Le tout est servi par une direction précise, agréable et offrant un bon retour. Les dessous de la Focus CC sont globalement réussis et permettraient de transmettre plus de puissance : on en viendrait à souhaiter un bloc de 200 ch, façon Volkswagen Eos 2.0 TFSI, même si l’attaque en virolos n’est pas la vocation première de l’auto, où un léger sous-virage se fait sentir.
Bilan
Un quatre cylindres agréable, un comportement routier très sain et une ligne plutôt réussie caractérisent le coupé-cabriolet Ford : certainement le plus doué de son segment. Regrettable que le bilan mitigé en terme de vie à bord ternisse les qualités réelles dont jouit cette Focus CC… Il lui reste un rapport prix/prestations compétitif : les Peugeot 307 CC et Mégane CC étant plus chères d’environ 1500 € à motorisation et niveau d’équipement équivalents. Autre avantage par rapport aux autres motorisations de la gamme, ses 156 g de CO²/km situent la Ford Focus CC dans la zone neutre du bonus/malus.
Essai et photos réalisés par Antoine Arnoux
Prix de base : 27 750 € ( 2.0 TDCI Trend )
Prix du modèle essayé : 31 300 € ( 2.0 TDCI Titanium + GPS 7p )
TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI :
Posté dans Essai Ford.
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