Apparue en 1996, la première Ford Ka avait fait parler d’elle, en adoptant le New Edge Design, caractérisé par un style osé et décalé. La Ka se devait donc de se renouveler et c’est chose faite. Avec un style plus consensuel, et laissant place au Kinetic Design, la nouvelle Ford Ka tentera de se faire une place dans le marché très concurrentiel des citadines.
Design
Cette nouvelle génération de Ka succombe au Kinetic Design alliant audace et dynamisme. La face avant avec sa calandre en trapèze, ses optiques étirées et sa ligne de caisse montante, est non sans rappeler sa grande sœur la Fiesta. Les rondeurs de ses courbes lui confèrent une bouille sympathique et attachante. L’ensemble de sa ligne rappel tout de même la Ka de 1996.
Pour être dans le « coup », la Ka propose des kits de personnalisation extérieur et intérieur débutant à 180 euros, 250 euros pour le kit « Tatoo » ou 750 euros pour le kit « Grand Prix ». Qui plus est, la gamme de couleur est original allant du blush au blanc ivoire en passant par toute une gamme de couleurs pastels.
Vie à bord/équipement
La Ford Ka se veut séduisante, et ce, jusque dans l’habitacle. En effet à part la Fiat 500 à l’ambiance rétro,dont elle partage d’ailleurs nombre d’éléments, la petite américaine affiche un dessin intérieur très moderne et original. Plus accueillant qu’une Citröen C1. La console centrale est futuriste comme le volant et les compteurs qui mêlent plastiques sombres et argentés. Le levier de vitesse est quant à lui placé en hauteur, une position idéale pour une conduite citadine.
Côté équipement, la Ford Ka dispose entre autre d’une prise de 12V, d’un ordinateur de bord deux lignes ou encore d’une banquette arrière rabattable.
Deux niveaux de finitions, Ambiente et Titanium, sont disponibles tout deux pouvant être complété par une liste d’options comprenant l’aide au stationnement arrière, l’air conditionné automatique ou encore une sellerie cuir (noir ou beige). Un toit panoramique complétera la liste dans le courant de l’année.
Lors de notre essai aux alentours du Col de Vence, j’ai été surpris de découvrir (après ma chute dans la neige) que la Ka disposait même d’une option unique et agréable pour pour la catégorie. Laquelle me direz-vous…les sièges chauffants!
Le volume de coffre de 224 litres est dans la moyenne haute de la catégorie (260 litres pour la Volkswagen Fox, 130 litres pour la Peugeot 107). Les places arrières sont correctes et peuvent accueillir deux adultes lors d’un trajet urbain.
Moteur/comportement
Économie d’échelle oblige, la Ford Ka est construite à Tichy, en Pologne, dans la même usine que la Fiat 500 et la Panda avec laquelle elle partage châssis, moteurs, suspensions, trains roulants, structures de sièges et technologies. Mais Ford, pour affirmer le caractère routier propre de son modèle à effectué un réglage spécifique des suspensions (bras inférieurs, barre antiroulis, ressorts, amortisseurs, bagues), une calibration moteur/boîte et de la direction assistée électrique.
Concrètement, la petite américaine offre un confort supérieur à sa fausse jumelle italienne, les aspérités de la route se font moins ressentir, et la prise de roulis est plus limitée.
Petite fausse note au niveau de la direction assistée qui a tendance à remettre trop rapidement le volant dans l’axe.
La Ford Ka dispose du diesel Duratorq 1,3 TDCi de 75 ch et de l’essence Duratec 1,2 l de 69 ch. Tout deux issus de la collaboration avec Fiat. Les blocs essence représentent environ 73 % du segment des petites citadines.
C’est donc le 1,2 l, associé à une boîte de vitesses à cinq rapports agréable et bien étagée, que nous avons pris en mains. Tonique et idéal pour la ville, les 69 ch à 5500 tr/minute montrent vite leurs limites sur les grands axes où il faut cravacher sa monture pour obtenir des reprises suffisantes entrainant un volume sonore élevé. Mais force est de constater que son terrain de prédilection reste la ville.
En récompense de ne posséder qu’une petite cavalerie, 5,1 litres au 100 km en cycle mixte, suffisent pour abreuver la bête. Occasionnant ainsi des émissions de CO2 contenues de 119 g/km, soit 700 euros de bonus écologique.
Conclusion
La Ford Ka a bien évolué depuis 1996. Plus consensuelle elle n’en délaisse pas pour autant le style. Ce qui en fait un modèle attachant et séduisant. Qui plus est, à l’instar de la Twingo II, la Ford Ka accueille désormais un bloc diesel en sus de l’essence. Voici donc un choix de plus sur le marché des citadines.
Essai et photos réalisés par Aurélien VENET
Les plus- Bouille attachante | Les moins- Direction |
Fiche technique :
Prix du modèle de base : 8990 euros en finition Ambiente
Prix du modèle essayé : 11 040 en finition Titanium
Poids : 940 kg
Dimensions (L x l x h) : 3620x1658x1505
Moteur : essence, quatre cylindres en ligne, transversal
Cylindrée : 1242 cm3
Puissance maxi : 69 ch à 5500 tr/minute
Couple maxi : 102 Nm à 3000 tr/minute
Transmission : traction
Boîte de vitesses : manuelle 5 rapports
Roues : 195/50 R15
Freins : Disques avant, tambours arrière
Performances :
Vitesse maxi : 159 km/h
0 à 100 km/h : 13,1 s
Consommations en l/100 km:
Sur routes : 6,3
Mixte : 5,1
Urbain : 4,4
Emission de CO2: 119 g/km, 700 euros de bonus écologique





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