Essai : Mercedes C 220 CDI Elegance 2007

Publié par Antoine le 20 mai 2008
Essai Mercedes C220 CDI 2007

Essai Mercedes C220 CDI 2007

Dans cette teinte bordeaux métalisée en finition Elegance, la Mercedes C 220 CDI est très classique et révèle un style plus massif et acéré.

Design

Très classique, notre Mercedes Classe C, dans cette teinte bordeaux métal associé au cuir beige… Surtout dans cette finition Elegance ( milieu de gamme ), où la familiale Mercedes arbore un physique BCBG jusqu’au bout des jantes. Extérieurement, l’actuelle Classe C est nettement plus massive que sa devancière, à l’instar des autres modèles de la gamme. Un style plus acéré qui n’est pas pour déplaire : on se souvient des critiques suscitées par la tendance à l’adoucissement des lignes Mercedes il y a quelques années. Par un retour à un design plus statutaire, l’Etoile entend reconquérir sa clientèle traditionnelle. Calandre massive et verticale, passages de roues anguleux… La C présente un profil de vraie petite Classe S! Le tout mâtiné d’une touche de dynamisme, avec un court porte-à -faux avant et un pavillon relativement bas. Mais les amateurs de « sport chic » opterons certainement pour la finition Avantgarde, d’aspect plus high-tech.

Vie à bord

Porte Maillot, 9 h du matin… Installé comme un pape au volant de la petite étoilée, arrêtons de pester contre les aléas du périphérique parisien, et profitons-en pour nous familiariser avec l’habitacle de notre C 220 CDI. Adieu les formes rondes et retour aux sources : le design intérieur fait écho à l’extérieur, et c’est tant mieux. Mercedes semble avoir renoué avec sa légendaire qualité de réalisation : à bord de cette 3ème génération de Classe C, la robustesse est de mise et les matériaux font oublier la régression enregistrée par sa devancière. Par contre, aucune fantaisie, à part les fines baguettes chromées disséminées çà et là. En pinaillant, on relèvera quelques détails d’ajustements, notamment en dessous de la colonne de direction, au niveau de la jointure de deux éléments de planche de bord. Mais les plastiques moussés, les contre-portes épaisses et les moquettes solides renvoient aux fondamentaux Mercedes. Même constat pour le cuir de sellerie épais, qui respire vraiment la qualité. Sans être toutefois à la hauteur d’une A4, la qualité perçue est résolument haut de gamme. Outre la teinte beige pas très heureuse de la partie supérieure de la planche de bord ( même si cela reste subjectif ), l’ambiance est des plus agréables, surtout avec le toit ouvrant panoramique ( option à 1900 €, en réalité deux toits ouvrants, dont la partie arrière reste fixe ).

L’ergonomie est fidèle à la tradition Mercedes : bien implantées, les commandes tombent naturellement sous la main. Même la molette centrale du système Command ( GPS, système audio, préinstallation téléphone ) s’apprivoise facilement. Un bon point également pour l’instrumentation, parfaitement lisible, et son grand écran d’ordinateur de bord, au centre du tachymètre. On regrettera que la classe C conserve son unique commodo à gauche du volant, regroupant clignotant et essuie-glaces : trop proche du commodo de régulateur de vitesse, on actionne souvent ce dernier à la place du clignotant. Gênant, en circulation dense.

Position de conduite et confort sont à l’image de l’auto : rigoureux, avec des sièges fermes mais jamais inconfortables. Idem pour la banquette arrière, où deux adultes seront à l’aise en dépit d’un espace aux jambes moyen, mais en progrès par rapport à l’ancienne Classe C. Le passager du milieu sera nettement moins à la fête : outre l’impression de voyager sur un parpaing, il devra s’habituer à l’imposant tunnel central. Seul désagrément véritable aux places arrière, le dessin de la banquette et l’angle d’ouverture des portes entrave la descente de l’auto, surtout pour les plus grands. Question logabilité, le coffre affiche un volume de chargement de 475 dm3 banquette en place : c’est mieux qu’une BMW série 3, autant qu’une Audi A4 mais en deçà d’une Ford Mondeo ou d’une VW Passat. La vie à bord profite d’un système audio de haut niveau: avec son insonorisation soignée, l’habitacle passerait presque pour un auditorium… D’autant qu’ hormis au démarrage et en forte accélération, le 4 cylindres CDI se montre discret sur ses origines mazoutées : même au ralenti, les vibrations sont filtrées avec brio.

Essai Mercedes C220 CDI 2007

Essai Mercedes C220 CDI 2007

L’habitacle beige est très particulier (il en faut pour tout le monde), le confort et l’habitacle sont de tout premier ordre et l’ergonomie des commandes et fidèle à la tradition Mercedes : Rigoureuse. La qualité des matériaux et leur assemblage sont à la hauteur des espérances. 

Prestations routières

Ce moteur, parlons-en. Sous le capot de la Classe C, les 170 ch du 4 cylindres à rampe commune sont à leur aise : les performances sont suffisantes pour dépasser en toute sécurité. 5,9 s suffisent pour passer de 80 à 120 km/h, et 8,4s pour atteindre 100 km/h. On peut déplorer sa relative mollesse sous 2000 trs/mn, régime où les 400 Nm de couple sont délivrés. Une fois dans les tours ( pour un diesel, s’entend… ), le 2150 cc n’est jamais brutal : son caractère linéaire va de pair avec la boîte de vitesse automatique 5 rapports ( la 7 G-Tronic n’est pas -encore?- disponible sur les 4 cylindres ), très douce, sans à-coups. Même si la transmission manque de réactivité en mode séquentiel aux passages des rapports supérieurs, l’association moteur-boîte est réussie : très bien éduquée, cette Classe C… Les rétrogradages s’opèrent sans temps de réponse. Sympa, pour jouer les pilotes du dimanche.

D’autant que les qualités dynamiques sont réelles, même si le châssis est avare en renvoi d’informations. Un caractère aseptisé dû aux amortisseurs « sélectifs »: en clair, les lois d’amortissements intègrent les paramètres de conduite de l’auto et se raffermissent en fonction du style de conduite adopté. Inédit à son lancement, ce dispositif agit sur la circulation d’huile dans les amortisseurs. Concrètement, le châssis se montre très sain, même à des allures hautement répréhensibles, où un léger pompage subsiste toutefois : certainement dû aux réglages typés confort dont bénéficie la finition Elegance. Résultat, le comportement tient plus du tapis volant que de la planche à clous… En courbe rapide, la Classe C rappelle son caractère de propulsion si on la sollicite franchement. Mais pour la déstabiliser, il faudra vraiment le vouloir. Le châssis très sain ne tend pas de piège, et un léger contre-braquage permettra de la rattraper en cas d’urgence. Bref, aucune expertise n’est requise pour mener cette propulsion de 1585 Kg. Même sur chaussée humide, tant que les béquilles électroniques restent activées. Car toute réaccélération prématurée se soldera par l’affolement du témoin d’ESP.

Conclusion

Passons à la douloureuse… Pour un diesel de cette cylindrée, la sobriété n’est pas exceptionnelle : sur un trajet ville + route, la consommation relevée par l’ordinateur de bord était de l’ordre de 8,7 l/100 km en moyenne, et descendait difficilement en dessous des 7,8 l en trajet extra-urbain. A ce niveau, la 220 CDI en boîte manuelle fait mieux.

Homogène, cette motorisation semble être la meilleure offre diesel de la gamme, entre une 200 CDI et ses 136 ch un peu faiblards compte tenu de la masse du véhicule et une 320 CDI, percutante mais plus onéreuse ( 46 950 € en automatique 7 rapports ). A plus de 34 000 € en entrée de gamme, la C 220 CDI n’est pas vraiment bon marché. La bonne surprise tient surtout à un équipement plutôt bien fourni, y compris en Classic : Airbags frontaux, latéraux, rideaux et de genoux côté conducteur ( inédit, sur une familiale ), régulateur de vitesse et allumage automatique des feux sont fournis de série. De même que la clim automatique et un système audio intégrant une interface Bluetooth. Certaines lacunes sont en revanche regrettables : la banquette arrière rabattable est optionnelle, et l’avancée des sièges reste manuelle, même avec le Pack Luxe ( sellerie cuir, clim automatique tri-zone… ). Par le biais de la longue liste d’options, tout est possible. Mais l’addition en sera d’autant plus salée: dotée du Pack Luxe et du Pack technologie ( GPS, radar de proximité… ), notre modèle dépassait les 47 000 €.

Nous adressons nos vifs remerciements au Golf Club de Bondoufle pour son aimable collaboration.

Essai et Photos réalisés par Antoine Arnoux

 Les plus

- Confort de roulement et acoustique
- Comportement très sain

Dotation de série….

 Les moins

- Consommation
- Toucher de route aseptisé

…malgré des lacunes d’équipement

Prix de base : 34 250 € ( Classic )

Prix du modèle essayé : 47 400 €

TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI :

Essai Mercedes C220 CDI 2007  Essai Mercedes C220 CDI 2007  Essai Mercedes C220 CDI 2007

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