ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

Publié par Axel Carré le 21 octobre 2009

La marque à l’étoile poursuit les déclinaisons de sa Classe E et présentait donc ce week end la version break de chasse de la grosse berline. Toujours aussi raffiné, le station wagon est essayé en 250 CGI BlueEfficiency. Pourquoi ne pas faire la promotion de l’essence à l’heure du vénéré diesel frugal. Cette petite version essence surprend par son dynamisme, mais déçoit aussi par certains points.

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

Les lignes du « shooting break » Classe E deviennent plus fluides. On retrouve l’arc désormais célèbre de la famille Classe E 2009.

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

L’interieur ne laisse aucun doute sur la caste de la voiture. Même s’il ne s’agit pas de la meilleure finition, les détails sont clairement premium.

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

ESSAI : Mercedes Classe E Break 250 CGI 2009

Ce break se donne tous les moyens pour conquérir le coeur du client. La capacité maximale de chargement s’éleve à 1950 litres. Un très bon chiffre sur le marché.

Design :

Le physique de la nouvelle Classe E se retrouve dans sa quasi-totalité ici. Les feux avant tronqués affirment qu’il s’agit de la famille Classe E. La ligne générale constituant un arc est ici évidente. C’est en quelque sorte la patte de cette  nouvelle Classe E.

Pour ce qui est du coffre allongé, la face arrière deviens bien évidement plus massive. Le physique de ce point de vu là gagne en muscle par rapport à la version précédente. L’arrière semble monter plus haut. Les feux sont d’ailleurs moins ronds et plus étirés, ce qui rend la poupe un peu moins triste. On regrette une crosse (du type ponton) un peu moins affirmée que sur la berline et le coupé. Mais cela jurerai peut être avec cet arrière massif.

Si l’on rentre plus dans le détails, on note une lunette arrière un peu plus carrée, descendant d’avantage que le reste des vitres. Cela donne cependant une meilleure visibilité, malgré la camera de recul.

Équipement :

C’est typiquement le type de modèle que Mercedes charge en équipements. Le confort étant de plus  la qualité première que l’on attend du break Classe E, impossible de passer outre. Les équipements ici présents sont innombrables.

La Classe E break bénéficie évidement des systèmes les plus récents de Mercedes. Le plancher et le hayon électro-mécanique en font partie. Si le premier permet un gain de place en très peu de temps, le second est un peu gadget. Nous aborderons la raison dans la partie « vie à bord ».

On note également la présence de nombreux éléments de technologie embarquée. Il y a tout d’abord la détection de somnolence ATTENTION ASSIST. Elle surveille les yeux du conducteurs, lorsque ces derniers ne surveillent pas la route. Le système PRE-SAFE présenté récemment est également présent. Il prévoit et freine lorsque le conducteur manque de réactivité, et serre les ceintures. Pendant ce temps là, les dossiers de sièges NECK-PRO se rétractent pour préparer le choc.

Pour la mécanique, le break Classe E accueille l’ESP et l’antipatinage de série, les suspensions pneumatiques et le correcteur d’assiette à l’arrière qui permettent un chargement plus important.

Comportement :

Le 4 cylindres essence de 204ch surprend par son dynamisme. On pourrai se dire que le milieu de gamme essence est un peu pataud, mais c’est loin d’être le cas. Les reprises sont efficaces. Le couple s’élève tout de même à 310 nm et est disponible dès 2000 trs/min. Mais reste le sempiternel problème des boites auto sur les modèles intermédiaires : la réactivité. Le temps d’attente entre la pression sur la pédale et la montée en tours est bien trop longue. La boite automatique 5 rapports n’est donc pas une des qualités du 250 CGI.

Autre bémol de taille pour cette voiture réputée : le bruit. Il est carrément indigne d’une Classe E. Le moteur est très sonore, et pas de la plus belle façon. Il nous gratifie en somme d’un son plutôt désagréable, à l’image des stations de radio allemandes qu’il a fallu écouter pour couvrir la nuisance.

La consommation est fixée à 8,0 l / 100km sur la fiche technique. Avec une conduite plus ou moins dynamique, on atteint facilement les 10 litres. L’effort concédé pour notre environnement est correct, sans atteindre des sommets : 185 g de CO² par kilomètre. Il faut noter que des SUV d’une puissance proche égalent déjà ce résultat. Cela reste néanmoins beaucoup mieux que l’ancien V6 2,2 litres du 250 CGI.

La tenue de route constitue le dernier point, qui sera pour sa part positif. Il n’y a absolument aucun roulis. Une très légère tendance au sous-virage, mais qui est propre à la gamme Classe E, et pour tout dire pas vraiment dérangeant. On se plait même à insister sur la direction. Mais les virages s’enchainent sans un accroc, sans un écart, et sans frayeur. On a totalement confiance dans le châssis et les suspensions. Et la charge peut être à son maximum, le système anti-roulis DIRECT CONTROL se montre très efficace.

Vie à bord :

Le raffinement à l’étoile est ce qu’il est. Pas de surprise donc en entrant dans l’habitacle. Le tout respire le premium, qui se traduit par une odeur de cuir très agréable. L’intérieur du modèle essayé est en beige, des sièges aux tapis de sol, avec cuir surpiqué et plaques de bois sur le tableau de bord.

Les commandes sont toujours constitués des gros boutons métalliques très pratiques. Il permettent un contrôle total de l’ordinateur de bord. Grâce à la molette-bouton placée sur l’accoudoir, on peut ne pas toucher au reste de la console. Néanmoins, il faudra tout de même remplir votre chargeur 20 CD vous même…

Mais ce qui constitue me grand intérêt de ce break, c’est évidement sont coffre. Ce dernier bénéficie d’une capacité maximale pouvant s’élever jusqu’à 1950 litres. Cela est possible grâce au sièges que l’on peut rabattre très facilement. Il suffit de tirer la poignée située sur la banquette arrière pour qu’elle se rabatte d’elle même.

Néanmoins, il faut enlever la plage arrière rétractable, ce qui est nettement moins aisé. Il s’agit d’un gros rectangle long qu’il faut littéralement sortir de la voiture pour les cargaisons en hauteur. Cela fait, il faut s’habituer à l’ouverture et fermeture automatique du hayon. L’ouverture n’est pas très réactive il faut bien faire comprendre au système que l’on veux pousser le hayon vers le haut. Pour autant d’effort, on peut le faire sois même. La fermeture est plus simple et le bouton est mis en évidence.

La capacité dans cette configuration est très compétitive. Il faut dire que le Classe E break mesure 4,90 mètres. Des dimensions importantes, même pour le segment.

Conclusion :

On s’attend logiquement à ce que Mercedes soit très compétitif dans le segment des breaks de chasse premium. Mais la marque à l’étoile réussit ici un bon coup en réussissant la transmission du style de la classe E vers la version break. La ligne en arc est infiniment plus racée que la troisième génération (2002 – 2009). Pour ce qui est du moteur, le 250 CGI est surprenant. Sur le dynamisme, mais aussi, et c’est moins réjouissant, sur le bruit dégagé. Encore une fois, on se demande comment, en 2009, Mercedes a réussit à élaborer un bloc aussi volubile. Enfin la finition générale est quasi-parfaite, et la technologie embarquée est très riche.

FICHE TECHNIQUE :

Sortie prévue pour début 2010

Prix de base (200 CGI) : 42 721,00 euros

Prix du modèle essayé : 47 719 euros (malus de 750 euros)

Caractéristiques de la version Avantgarde :

Eclairage d’ambiance dans l’habitacle, projecteurs bi-xénon avec Intelligent Light System, baguette décoratives, pneus larges 245/45 R 17, pare-choc avant au design sport, rétroviseur intérieur jour/nuit automatique, LED, garnitures tissu/similicuir ARTICO, lave-phares, sièges à capitons transversaux, option train sport, grille de calandre chromée, inserts décoratifs en frêne.

Assistance : ESP, ABS, antipatinage, Direct Control, Attention Assist, Système Pre-Safe, Neck Pro…

Puissance fiscale : 11 cv (provisoire)
Poids : 1 735 kg (PTAC : 2 310 kg)
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 8,5
Dimensions (L x l x h) : 4,895 m / 1,854 m / 1,471 m
Empattement : 2,874 m

Moteur :
Type : 4 cyl. en ligne, turbo, injection directe électronique
Cylindrée : 1 796 cm3
Puissance maxi : 204 ch à 5 000 tr/min
Couple maxi : 310 Nm à 2 000 tr/min
Emission de C02 : 185 gr/ km

Transmission : propulsion
Boîte de vitesses : Automatique 5 rapports
Freins : Freins à disque ventilés à l’avant et à l’arrière, frein de stationnement à tambour à l’arrière.
Pneus : 225/55 R 16

Performances :
Vitesse maxi : 230 km/h
0 à 100 km/h : 8,4 secondes
Consommation moyenne : 8,0 – 8,2l /100km selon constructeur
Capacité du réservoir : 59 + 8 litres

TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI :

  1. Philippe 21 octobre 2009 à 14h56:

    Voilà on y est: les illettrés écrivent des articles.

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