ESSAI : Mercedes CLC 220 CDI 2008

Publié par Antoine le 26 juin 2008
Essai Mercedes CLC 220 CDI

Essai Mercedes CLC 220 CDI

La nouvelle Mercedes CLC n’est en fait qu’une ancienne CoupéSport restylée arborant les lignes de la nouvelle gamme.
Essai Mercedes CLC 220 CDI

Essai Mercedes CLC 220 CDI

A l’intérieur, le CLC a un peu plus de mal à masquer son âge : la planche de bord est directement issue de l’ancienne Classe C et affiche le même design tout en rondeurs, un peu fade malgré l’aluminium de la console centrale.

C’est vrai, il a de l’allure, le CLC, avec sa grosse étoile au beau milieu de la calandre et sa ceinture de caisse qui remonte vers l’arrière. Mais à y regarder de près, le CLC n’est ni plus ni moins qu’un ancien Classe C Coupé Sport restylé, sur lequel on a greffé une face avant de nouvelle Classe C Avantgarde. Les montants arrière et la découpe des vitres latérales trahissent cette filiation pas très glorieuse. En son temps, le coupé basé sur la Classe C avait tendance à passer pour une Mercedes au rabais au yeux de la clientèle traditionnelle de l’Etoile… Ce qui ne l’a pas empêché de connaître une carrière commerciale honorable. La ligne générale est assez réussie, même si l’arrière est un peu trop massif à notre goût. Notre CLC 220 CDI était équipé du Pack Sport, incluant jantes 18p chaussées en 224/40, suspensions sport et sortie d’échappement chromée. Bref, le style se veut sportif et moderne, mais on craint que Mercedes n’ait fait du neuf avec du vieux…

Moteur

Sous le capot, on retrouve l’essentiel de la gamme Classe C. Le quatre cylindres 2148 cc à rampe commune est ici dégonflé à 150 ch, contre 170 dans la berline. Malgré les 1550 kg de la « baby Benz », le 220 CDI n’est pas à la peine : avec un couple de 340 Nm à 2000 trs/mn, ce moteur fait preuve d’une certaine vigueur, même sans rétrograder. Tant mieux, car la boîte de vitesse est un peu accrocheuse et le guidage manque de précision. Pour l’agrément, il faudra choisir la transmission automatique 5 rapports, la très réussie 7G-Tronic n’étant disponible que sur les 6 cylindres. Cette motorisation brille surtout par sa douceur de fonctionnement, plus que ses performances pures ( 9,7 s pour le 0 à 100 km/h ). Même au ralenti, les vibrations parasites sont bien filtrées, mais l’insonorisation est toutefois moins bien traitée que sur la Classe C : en accélération, le grondement typiquement « mazout » est un peu trop présent Malgré la diminution de l’écart à la pompe entre diesel et sans plomb, le 220 CDI devrait représenter l’essentiel des ventes du CLC. Avec 156 g/km d’émissions de CO², le CLC 220 CDI se situe dans la zone neutre du bonus/malus écologique. Au niveau consommations, le bilan plaide en sa faveur : 5,9 l/100 km annoncés en cycle mixte ( un peu moins de 6,5 l/100 km lors de l’essai ), soit presque 2 l de moins qu’un CLC 200 K aux prestations équivalentes et affiché à peine moins cher ( 30 600 € + 750 € de malus ).

Comportement routier

Le CLC reprend trait pour trait les dessous de son aïeul. Pas vraiment un reproche, mais le comportement est nettement plus orienté sécurité qu’ efficacité. Malgré le châssis sport, les mouvements de caisse restent trop perceptibles. La direction paramétrique apporte un léger mieux, mais le train avant manque encore de précision en conduite dynamique. Assistance au freinage d’urgence, ESP et ASR sont disponibles dès l’entrée de gamme. En conduite coulée, le châssis relativement sain sollicite peu les béquilles électroniques.Si le 220 CDI ne met pas trop à mal la motricité, le bilan sera plus mitigé avec le V6 du 350 et le CLC sera rapidement dépassé par les événements.

Vie à bord

A l’intérieur, le CLC a un peu plus de mal à masquer son âge : la planche de bord est directement issue de l’ancienne Classe C et affiche le même design tout en rondeurs, un peu fade malgré l’aluminium de la console centrale. Au vu des standards actuels, la qualité perçue déçoit : les matériaux, bien que robustes, n’offrent aucun luxe particulier, et les assemblages ont à peine progressé depuis la conception du Coupé Sport, c’est à dire depuis 2001! La partie supérieure de la planche de bord sonne creux et les plastiques durs sont un peu trop présents. Mais surtout, les garnitures des sièges auraient pu être en vrai cuir, et non pas réalisées dans ce simili spécifique au pack Sport. Même constat : la sellerie semble robuste, mais manque de distinction. Pas d’ alarmisme toutefois, les habitacles de l’ancienne Classe C vieillissent bien…
L’habitabilité est généreuse aux places avant, mais c’est à deux que le CLC s’appréciera. Pour de longs trajets, les passagers arrière risquent de vous en vouloir : garde au toit limitée et espace aux jambes étriqué ne font pas du CLC une familiale. Avec 310 l, le volume du coffre est juste correct mais moins spacieux que ceux des BMW série 1 ( 330 l ) et Audi A3 ( 350 l ), ses concurrentes directes. Une mention très bien pour le confort des sièges : ferme et offrant un bon maintien, la sellerie semble taillée pour les longs trajets. Et l’amortissement reste prévenant, en dépit du châssis sport. Si le CLC est perfectible au niveau dynamisme, il n’a de leçons à recevoir de personne en terme de confort de roulement. Globalement, le CLC est agréable à vivre. Quelques particularités Mercedes subsistent dans l’ergonomie : pourquoi reconduire à chaque fois l’unique comodo à gauche du volant? A chaque coup de clignotant, on manque d’activer le régulateur de vitesse.

Conclusion

Derrière un nouveau patronyme et un design habilement modernisé se cache hélas une compacte quelque peu vieillissante. Il reste malgré tout au CLC un agrément moteur et un confort lui permettant de rivaliser avec les autres compactes premium. Est-ce suffisant pour justifier un prix d’appel nettement plus élevé qu’une Audi A3 2.0 TDI ( 25 650 € ) ou une BMW 120d ( 26 400 € ) ?

Essai et photos réalisés par Antoine Arnoux

Prix de base : 31 600 €
Prix du modèle essayé : 33 200 € ( CLC 220 CDI + Pack Sport )



 Les plus

- Sobriété
– Moteur disponible
– Confort de roulement

 Les moins

- Prix d’achat injustifié
– Habitabilité limitée
– Comportement fade

Fiche technique

Moteur :
Type : 4 cylindres, 16 soupapes, 2 arbres à cames en tête
Position : longitudinale avant
Cylindrée : 2148 cm3
Puissance maxi : 150 ch à 4200 trs/min
Couple maxi : 340 Nm à 2000 trs/min

Transmission :
Boite de vitesses : manuelle, 6 rapports
Trains roulants :

Pneumatiques : 205/55 R 16
Dimensions L x l x H ( mm ) : 4452 x 1728 x 1405
Poids : 1530 kg

Performances :
Vitesse maxi : 224 km/h
0 à 100 km/h : 9,7 s

Consommation :
en cycle mixte : 5,9 l / 100 km annoncés (6,5 l relevés)

TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI :

Essai Mercedes CLC 220 CDI  Essai Mercedes CLC 220 CDI  Essai Mercedes CLC 220 CDI

Posté dans Mercedes-Benz.

Ajouter un commentaire :