ESSAI: Renault Laguna Coupé GT 2.0 Turbo 4Control 2008
Publié par Rémy Devaureix le 21 novembre 2008
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Contrairement à la berline, le coupé Laguna fera de son design un atout pour séduire une clientèle pourtant très tournée vers les modèles d’outre-Rhin.
En effet, avec ses faux airs d’Aston Martin, elle annonce la couleur et fait tourner les tête. Ses lignes sont très bien proportionnées et ses optiques avant globuleux et ses feux arrière à diodes lui donne une belle allure. |
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A l’intérieur, la planche de bord adopte des matériaux bien assemblés et d’excellentes factures. On trouvera de nombreux plastiques moussés et des bandeaux en aluminium strié très réussis. Remarquez la sellerie en cuir bicolore, le pédalier et le pommeau en aluminium brossé caractérisant le modèle GT, sublime !
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Le moteur 2.0 l Turbo ne développe "que" 205 ch (contre 225 ch dans la Mégane RS équipée du même moteur) à 5000 tr/min et un couple de 300 Nm (30.6 mkg) à 3000 tr/min. Très agréable, il se montre malheureusement très gourmand !
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Avec son châssis 4Control à quatre roues directrices, le coupé enroulera les virages à des vitesses folles tout en conservant une agilité diabolique.
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Design
Esthétiquement, la Laguna Coupé n’a vraiment rien à envier à la concurrence allemande (Mercedes CLK ou Audi A5 par exemple). Sa face avant gagne une bouche béante à grille chromée rappelant celles utilisées sur les Aston Martin du moment et des feux globuleux exclusifs. Le profil gagne en élégance avec une ligne à couper le souffle, l’insertion de chrome autour des vitres, l’absence totale de baguettes de protection en plastique disgracieuses pourtant habituelles chez Renault et des jantes de 18 pouces très bien dessinées.
Mais ce qui caractérise le plus la Laguna coupé et qui fera probablement son succès, c’est son "cul". Très décriée sur la berline, la poupe de la Laguna Coupé est une véritable merveille, la voiture devient bestiale avec ses hanches charnues. Toujours d’inspiration anglaise, elle s’équipe de feux longilignes à diodes rouges et de deux sorties d’échappement chromées du plus bel effet.
Vie à bord
Dans l’habitacle, l’ambiance est chaleureuse et moderne. La planche de bord adopte des matériaux bien assemblés et d’excellentes factures (largement au niveau d’une BMW !). On trouvera de nombreux plastiques moussés et des bandeaux en aluminium strié très réussis. Les sièges avant semi-baquets en cuir bicolore (ambiance rouge et noir très sympathique) assurent un excellent maintien latéral, le très beau levier de vitesse en aluminium vient parfaitement dans la main et le petit volant à large jante et au beau dessin est très agréable et offre une bonne prise en mains.
L’ergonomie a également était travaillé, du coup, la console centrale est simple d’utilisation. Pas de boutons superflus, l’essentiel est là et la plupart des commandes importantes sont disponibles derrière le volant. De même, le système de navigation se commande depuis un petit joystick situé sur la colonne entre les deux passagers avant.
Même si la boîte à gant est profonde, les rangements manquent à bord de la Laguna Coupé. Le pédalier en aluminium percé ajoute encore une touche de sportivité dans l’habitacle du coupé français. A l’arrière, les occupants n’auront pas beaucoup d’espace pour leurs jambes et la garde au toit ne sera pas du tout réservé aux personnes de plus de 1,80 m, ils profiteront cependant de bonnes assises moelleuses et bien creusées. Le coffre, quant à lui, se montre très grand et bien dessinée par rapport à une Mercedes CLK. Avec 439 dm3, il vous permettra de loger pas mal de bagages, dommage que le seuil de chargement soit aussi élevé (78,5 cm du sol). Si sa capacité ne vous convient toujours pas, des languettes vous permettront de rabattre les sièges sans le moindre effort et de bénéficier d’un plancher parfaitement plat.
Moteur/Boîte
Sous le capot de notre modèle d’essai, on retrouve le bloc quatre cylindres 2.0 Turbo qui anime la Megane Renault Sport. Seulement, pour "diminuer" les consommations et correspondre à l’agrément de "GT" de l’auto, ce moteur ne développe "que" 205 ch (contre 225 ch dans la Mégane RS) à 5000 tr/min et un couple de 300 Nm (30.6 mkg) à 3000 tr/min. Disponible des les plus bas régimes, il se montre très linéaire et agréable en usage quotidien sur toutes les surfaces. Les reprises sont très bonnes et la sonorité est plutôt sympathique lorsque vous osez taper dans les hauteurs du compte-tour. Le 0 à 100 km/h se fait en 7 »8 et la vitesse peut atteindre 232 km/h.
La boîte à 6 rapports est sans reproches, les débattements courts et la souplesse de l’ensemble est fort plaisant. Le seul et unique inconvénient majeur sur ce moteur, c’est qu’il est très glouton. Nous avons consommé 12 litres aux 100 km, une moyenne qui peut allégrement dépasser les 14 litres en usage intensif. Des chiffres qui peuvent repousser par les temps qui court et qui feront de cette version pourtant très plaisante, l’une des moins vendue de la gamme.
Comportement
Le système à 4 roues directrices inauguré sur les Laguna GT berline et break change de nom. De Active Drive, il vient d’être rebaptisé 4Control afin d’être probablement plus clair. Cette nouvelle technologie permet à la Laguna Coupé d’offrir à ses occupants une tenue de route absolument dingue. D’une efficacité terrifiante, le coupé enroulera les virages à des vitesses folles tout en conservant une agilité diabolique. Les suspensions les roues de 18 pouces ne filtrent pas parfaitement les irrégularités de la route, ce qui fera la joie de certains, mais pour une GT, le confort est largement à la hauteur des espérances. La prise de roulis et le sous-virage sont très peu perceptibles. L’agrément de conduite et la sécurité perçue sont amplifiés grâce à ce nouveau châssis. Il faudra juste s’habituer à sentir l’arrière translater légèrement comme si vous étiez tout le temps en train de glisser, ensuite, vous enchainerez les virages avec le plus grand plaisir.
Le système à quatre roues directrices offre de nombreux avantages. Outre un comportement dynamique bluffant, il offre une maniabilité et une précision de direction inégalée. En effet, à faible vitesse (en ville par exemple), les roues arrière braquent dans le sens opposé de celles du train avant, avec un angle maximum de 3,5 degrés, cela permet à la voiture d’offrir un rayon de braquage digne d’une Clio (10,8 m).
De même, vous n’aurez pas besoin de faire plusieurs tours de volant pour passer des virages serrés, le système à quatre roues directrices réduit la démultiplication du volant !
A partir de 60 km/h, les roues arrière braquent dans le même sens qu’à l’avant. Cela permet de contrer la force centrifuge et donc le sous-virage. Ce processus permet à la Laguna Coupé d’améliorer nettement sa stabilité dans les virages et d’apporter une conduite plus sereine.
Le freinage est également très efficace (toujours chez Renault !), les distances d’arrêts sont très courtes chez la française, on regrette cependant qu’il manque un peu d’endurance.
Conclusion
Disponible à partir de 37 850 € en version 2.0 Turbo GT de 205 ch, la Laguna Coupé comprend un bon nombre d’équipements de série dont en particulier une sellerie en cuir bi-color, radars de recul, la radio 4x45w mono CD MP3 avec 8 HP, frein de parking électrique, lave projecteurs, rétroviseurs extérieurs électriques rabattables électriquement, climatisation automatique régulée bizones et régulateur de vitesse. Le tarif peut paraître élevé mais si l’on compare aux modèles concurrents (Peugeot 407 Coupé, Audi A5, BMW Série 3 Coupé ou encore Mercedes CLK), on s’aperçoit que Renault est assez compétitif sur ce marché onéreux. Cette Laguna Coupé est un magnifique coupé, très agréable à conduire au quotidien qui a finalement peu de défauts si ce n’est un manque d’habitabilité et de rangements. Le moteur 2.0 Turbo nous a convaincu par sa vigueur et l’agrément qu’il apporte, dommage qu’il soit aussi gourmand en essence…
Essai réalisé par Rémy DEVAUREIX
Photos : Jean-Christian Cousin
Les plus- Son comportement divin |
Les moins- Pas de roue de secours |
Fiche technique :
Prix du modèle de base : 37 850 € + 750 € de malus écologique
Prix du modèle essayé : 41 720 € + 750 € de malus écologique
Options :
Aide au parking avant : 350 €
Projecteur Bi-Xénon directionnels : 320 €
Bose sound system avec Radio 4x45w Mono CD MP3 10 HP associée au Carminat DVD bluetooth : 3 200 €
Puissance fiscale : 13 cv
Poids : 1 553 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 7,89
Dimensions (L x l x h) : 4,64 m x 1,83 m x 1,4 m
Moteur :
Type : F4R 800 4 cylindres en ligne, 16 soupapes 2 arbres à cames en tête
Position : transversale avant
Alimentation : Injection multipoint séquentielle
Cylindrée : 1 998 cm3
Puissance maxi : 205 ch à 5 000 tr/min
Couple maxi : 300 Nm à 3 000 tr/min
Transmission : avant
Boîte de vitesses : manuelle à 6 rapports
Roues :
Freins : 2 disques ventilés à l’avant de 320 mm de diamètre et 2 disques ventilés à l’arrière de 300 mm
Pneus : Bridgestone Potenza 225/45 R18
Performances :
Vitesse maxi : 236 km/h
0 à 100 km/h : 7,8 s
1 000 m départ arrêté : 28 s
Consommations :
Sur routes : 8,5 l/100 km
Mixte : 12 l/100 km
Urbain : 13 l/100 km
Emissions de CO2 : 194 g/km
Capacité du réservoir : 66 litres
TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI :
Posté dans Essai Renault.
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