ESSAI: Volkswagen Golf VI 2,0 TDI 110 Carat 2008
Publié par Aurélien le 27 novembre 2008Design
Selon le designer automobile Walter De Silva « Les nouveaux modèles signés Volkswagen, en particulier la Golf VI, ne trahiront jamais cet héritage; de façon à laisser dans le regard de l’observateur la sensation rassurante d’être en terrain connu »
Politique appliquée au pied de la lettre avec cette Golf VI offrant un profil et des dimensions non sans rappeler la Golf V. Les modifications notoires concernent la face avant qui gagne en agressivité avec des optiques largement inspirés du coupé Sirocco, et la poupe empruntant ses larges feux au Touareg. Le tout souligné par des lignes tranchantes, avec des arrêtes aiguisées.
L’ensemble reste un peu fade. Mais que voulez vous la recette du succès est un savant mélange entre conservatisme et modernisme. Une devise qui prend tout son sens avec cette sixième génération de Golf.
Vie à bord/ équipement
Une fois dans l’habitacle on se dit que la sauce doit avoir le même goût, de déjà vu qu’à l’extérieur Mais que nenni. A première vue, on remarque le volant plus cossu et les cadrans prenant de la profondeur avec un cerclage chromé.
Mais là où la Golf VI dame le pion face à la Golf V c’est au niveau de la qualité des matériaux qui progressent fortement. Elle n’a plus à rougir face à sa cousine Audi A3.
Pour preuve, la planche de bord est moussée, le volant tendu de cuir, la boîte à gants et les bacs de portes sont recouverts de moquettes, et l’écran de navigation tactile (n’offrant malheureusement pas le GPS) revendique fièrement ses origines d’Outre-Rhin.
La finition Carat offre en sus un équipement presque complet avec des rétroviseurs dégivrants et rabattables électriquement, un radar de stationnement avant et arrière, des essuie-glace automatiques ou encore un système radio de qualité, RCD 510.
Le plus remarquable est le travail effectué au niveau du confort et notamment de l’insonorisation excellente grâce à un film d’isolation phonique inséré dans le pare brise,ainsi qu’entre le compartiment moteur et l’habitacle.
Les sièges avant sport offrent une excellente assise même sur route dégradée. Niveau habitabilité, la Golf sixième du nom offre les mêmes prestations que la cinquième, à savoir de la place à l’arrière et un volume de coffre passant de 350 à 1 305 litres banquettes rabattues. La Megane 3 en offrant de 400 à 1130 litres.
Moteur/boîte
Fini le 1,9 TDI 105 à injecteur pompe. En attendant son remplacement par un nouveau 1,6 TDI 105, nous avons pris en main son actuel successeur, le 2,0TDI 110 qui laisse place à la technologie CommonRail.
Creux sous 2000 tr/minute et essoufflé passé les 3500, le bloc se montre tout de même volontaire avec 250 Nm de couple de 1500 à 2500 tr/minute, pour un 0 à 100km/h atteint en 10,7 secondes.
La bonne nouvelle, ce 2,0 l se montre peu gourmand avec une moyenne de 4,5 litres au 100 km.
Il est associé de série à une boîte manuelle à cinq rapports agréable, précise, avec un débattement court. L’étagement est long. Un choix limitant les consommations. En option (1750 euros) vous pourrez disposer de l’excellente boîte automatique à double embrayage DSG6.
Châssis/comportement
Pas de surprise sur le comportement routier. La Golf VI empreinte ses trains roulants à la Golf V. Résultat une tenue de route excellente, associée à une sécurité active toujours là pour vous épauler, à l’image de l’ESP. Ou, en option, du système d’amortissement piloté avec direction adaptative DCC offrant une régulation électronique du châssis en fonction de trois modes : normal, sport, confort. Toujours disponible sur demande, un régulateur de vitesse intelligent ACC qui se charge de freiner et de ré-accélérer pour maintenir la distance de sécurité.
Sur la route, la Golf VI est une des références du segment avec un confort routier digne de la catégorie supérieur. Associé au TDI 110 elle invite à une conduite tout en souplesse agréablement récompensée par des consommations contenues.
Le freinage est bon et l’ABS joue parfaitement son rôle même par temps humide, comme lors de notre essai.
Conclusion
Il est toujours délicat de renouveler son best-seller. Volkswagen avec cette sixième génération de Golf a choisi l’évolution tout en douceur. Tout du moins pour l’esthétique. Car la Golf VI cache bien son jeu, avec une qualité en hausse, une très bonne insonorisation, des consommations mesurées et un excellent comportement routier. De quoi satisfaire un large public.
Essai et photos réalisés par Aurélien VENET
Les plus- Niveau de finition |
Les moins- Style fade |
Fiche technique :
Prix : 20 950 euros en finition TrendLine
24 820 euros en finition Carat
Moteur : 4 cylindres diesel
Soupapes par cylindre : 4
Cylindrée : 1968
Puissance maxi : 110ch à 4200 tr/min
Couple maxi : 250 Nm de 1500 à 2500 tr/min
Transmission : traction
Jantes : 16 pouces
Freins : disques avant/arrière
Dimensions L/l/h : 4199mm/1759mm/1479mm
Poids : 1266 kg
Coffre (litres): 350/1305
Performances
Vitesse maxi : 194 km/h
0 à 100 km/h : 10,7
Consommations (l/100 km) :
Urbaine : 6,0
Extra-urbaine : 3,7
Mixte : 4,5
Emission de CO2 en g/km: 119, soit 700 euros de bonus gouvernemental
TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI:
Posté dans Essai Volkswagen.
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Commentaires :
Volkswagen a une fois de plus conçu une belle auto. Le constructeur semble, sur ce modèle, avoir enfin maîtrisé l’insonorisation des moteurs diesel (qualifié de diesel agricole sur les générations précédentes…). Une gros défaut tout de même : ses lignes manquent cruellement de modernité. Au chapitre du design, il s’agit d’une Golf V ou même d’une IV… Les Peugeot 308 et Renault Mégane III (de qualité équivalente) sont tellement plus séduisantes !
Avant de rédiger un article, on commencera par apprendre l’orthographe…quelle honte