ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R-Design 2008

Publié par Jean-Philippe le 22 octobre 2008

Avec la C30, Volvo propose son interprétation de la voiture du jeune cadre dynamique, et l’on est bien loin de la petite GTI nerveuse des années 80 : place au confort, aux aspects pratiques… et au diesel avec le moteur 2.0 D ! En poussant le vice, on pourra même opter pour la boîte auto Powershift. En outre, avec la finition R-Design, si le flacon ne réserve pas l’ivresse, il se montre des plus séduisants avec une agressivité policée.

ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

La Volvo C30 fait montre d’un caractère sans tapage dans cette déclinaison R-Design.
ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

Des compteurs lisibles et une console centrale fonctionnelle.
ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008

Elégant et fonctionnel, l’habitacle de la Volvo C30 est très bien Conçu. Dommage que le coffre soit si mesuré.
ESSAI : Volvo C30 2.0 D Powerhift R Design 2008
En provenance de chez PSA, le 2.0 l diesel de la C30 s’intègre à merveille sous le capot de la C30.

Présentée au public lors de l’édition 2006 du Mondial de Paris, la Volvo C30 s’adresse en premier lieu à une clientèle jeune et branchée, un terrain dont le le constructeur suédois ne constitue pas vraiment un leader historique. Il faut dire que Volvo est plutôt reconnu pour ses berlines sûres et sages. Avec la C30, on se retrouve pourtant en terrain pas vraiment inconnu puisque ce break de chasse, à mi-chemin entre le coupé et le break avec ses trois portes et son arrière plongeant, est le troisième modèle de Volvo de ce type après la 1800 ES de 1960, dérivée du coupé P 1800, et la 480 produite 1986 à 1995 et écoulée à plus de 80 000 exemplaires.

Design

Plutôt bien née, la Volvo C30 souffle le chaud et le froid sur le plan du style. Globalement racée et moderne, la C30 affiche ainsi une face avant assez réservée mais au demeurant élégante avec une calandre proéminente dont les lignes sculptent les ailes jusqu’à venir mourir à l’embase du pare-brise. Mais en faisant le tour de l’engin, celui-ci dévoile des hanches musculeuses dessinant une ligne de caisse fuyant vers le haut : le dynamisme est bien là, et l’audace se fait jour en arrivant à hauteur de la poupe rebondie et intégrant des feux qui encadrent le hayon entièrement en verre. Tout en hauteur et empiétant largement sur les ailes à leur base, ceux-ci apportent la touche d’originalité de cette C30, a fortiori lorsqu’ils sont allumés, dessinant alors une arche.

Afin de caractériser son modèle, Volvo a joué la carte de la personnalisation avec notamment l’offre (sur le marché suédois pour l’instant) de vingt films adhésifs plus ou moins exubérants pour habiller la carrosserie de la C30. En ajoutant les options disponibles et les accessoires intérieurs et extérieurs, il existe ainsi 13 314 combinaisons possibles pour se faire une C30 « à soi ». Ainsi, notre modèle d’essai adopte la finition R-Design qui vient quelque peu viriliser la ligne d’origine de la C30. Au programme, on trouve avec bonheur des boucliers et des bas de caisse spécifiques qui rendent cette C30 nettement plus affirmée. Les jantes de 17 pouces propres à la finition R-Design viennent remplir les passages de roue élargis et un discret becquet fait son apparition en haut de la lunette arrière. Les coques de rétroviseur sont désormais chromées, de même que la sortie d’échappement : dommage que cette dernière ne soit pas doublée à l’instar des versions D5 et T5. Dans le trafic, la C30 ainsi parée s’affirme de belle manière avec une allure à l’agressivité contenue : une Volvo ne saurait s’abandonner à l’excès.

Vie à bord

L’habitacle s’inscrit dans l’esprit Volvo. Beau et fonctionnel, celui-ci offre une très bonne ergonomie avec des commandes bien placées et des sièges bi-ton (propres à la finition R-Design) confortables et offrant un très bon maintien. Les plastiques moussés sont bien présents et leur assemblage sans failles. Avec la finition R-Design, des touches d’aluminium agrémentent le pommeau de levier de vitesses, le volant et les pédales alors que les compteurs affichent un fond bleu. Réglable en hauteur et en profondeur, le volant gainé de cuir contribue à définir la meilleure position de conduite, dommage que les réglages électriques des sièges demeurent en option. Quant à la console centrale flottante caractéristique des modèles Volvo, elle apporte un très beau cachet au poste de conduite, elle a par ailleurs le mérite de ménager un espace de rangement (éclairé lorsque les feux sont allumés) à son envers ; beau et fonctionnel on vous dit… Bémol, l’accessibilité aux places arrière impose une fastidieuse séance de contorsionement. En revanche, une fois installés, les deux passagers bénéficient de sièges individuels aussi confortables que ceux de l’avant ainsi que d’un bel espace pour les jambes et les genoux.

Avec 251 dm3, le coffre fait pour sa part le service minimum. Il est en outre peu aisé d’accès avec un seuil de chargement très haut. En outre, la plage arrière se révèle rapidement d’usage mal-aisé : elle gène le chargement d’objets encombrants, il faut la relever manuellement et sa fabrication peu soignée donne l’impression qu’elle a été conçue à la « va comme je te pousse » ; il est possible de l’enlever, mais dans ce cas le contenu du coffre devient visible de l’extérieur. Les rangements de belle contenance dans l’habitacle (hormis la boîte à gants réduite) et la possibilité de rabattre les sièges arrière compensent ce coffre quelque peu indigent.

Côté équipements, la dotation est particulièrement confortables avec cette finition R-Design puisque la C30 embarque tous les équipements d’aide à la conduite : correcteur électronique de trajectoire DSTC, système d’assistance au freinage d’urgence EBA, ABS avec répartiteur de freinage EBD, et le très pratique système Blis qui avertit le conducteur lorsque celui-ci se fait doubler (un dispositif qui fera rapidement preuve de son utilité dans le trafic du périphérique parisien). Egalement au programme, un radar de recul, le régulateur de vitesse, l’allumage automatique des feux et des essuie-glaces, la climatisation automatique bi-zone…

Moteur/comportement

Emprunté à PSA, le bloc 2.0 D est le seul moteur à huile lourde pouvant bénéficier de la transmission automatique Powershift à double embrayage sur la C30. Avec 136 ch à 4 000 tr/min et un couple de 320 Nm disponible à partir de 2 000 tr/min, il offre de belles prestations grâce à sa disponibilité à tous les régimes et ses reprises efficaces. Discret, il se fait rapidement oublier dans l’habitacle, se rappelant à peine au bon souvenir du conducteur lorsqu’il est porté à haut régime.

La boîte auto Powerhift à 6 rapports offre pour sa part un très bon agrément grâce à son architecture à double embrayage. Concrètement, alors qu’un embrayage est dédié aux rapports pairs, l’autre se tient prêt à enclencher le rapport impair suivant ; ce mode de fonctionnement permet des passages de rapport très rapides et sans heurts dans le cas de cette C30. Bonne nouvelle, la boîte Powershift sait préserver la consommation avec une valeur mixte qu’il est possible de contenir en dessous des 6.5 l/100 km (5.9 l/100 km selon Volvo). En revanche, un grief vient entacher ce tableau trop beau pour être vrai : les rétrogradages au kick-down auraient mérité d’être plus rapides pour des reprises plus efficaces. Le châssis s’avère sain et équilibré. Dans cette finition R-Design, il ne se voit pas modifié, ce qui permet de préserver le confort. Le freinage ne souffre pas la critique avec beaucoup de mordant.

Conclusion

Du style et de la personnalité, des aspects pratiques appréciables malgré un coffre restreint, un comportement très convaincant, la Volvo C30 résiste sans trop de peine aux assauts de la concurrence, Volkswagen Scirocco en tête. Bien qu’elle puisse accueillir confortablement quatre passagers, elle demeure toutefois taillée pour les couples sans enfants en raison de son coffre trop exigu. Facturée 30 150 euros, la Volvo C30 2.0 D Powerhift R-Design est plus chère que la Volkswagen Scirocco 2.0 TDI 140 ch DSG 6 Sportline (28 700 euros), mais la version d’accès Kinetic se montre bien plus abordable.


Essai et photos réalisés par Jean-Philippe Coll.

Les plus

- Style
- Confort
- Agrément boîte Powershift

Les moins

- Coffre peu pratique
- Accessibilité places arrière
- Tarif en finition R-Design

Fiche technique

Dimensions (L/l/H) : 4.25 / 1.78 / 1.45 m

Poids : 1437 kg

Capacité coffre : 251-894 dm3

Moteur : 4 cylindres en ligne

Cylindrée : 1997 cm3

Puissance : 136 ch à 4000 tr/mn

Couple : 320 Nm dès 2000 tr/mn

Transmission : boîte auto Powershift 6 rapports à double embrayage

Performances :

Vitesse maxi : 205 km/h

0 à 100 km/h : 9.5 s

Consommations :

Conso autoroute : 4.9 l/ 100 km

Conso mixte : 5.9 l/ 100 km

Conso ville : 7.6 l/ 100 km

Emissions CO2 : 156 g/km

TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI :

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