ESSAI: Volvo V50 1,6D DRIVe Summum 2009

Publié par Rémy Devaureix le 28 mars 2009
Essai Volvo V50 1,6 l D DRIVe

Essai Volvo V50 1,6 l D DRIVe

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Essai Volvo V50 1,6 l D DRIVe

Cette calandre musclée confère une belle « gueule » à ce break élancé. Après un profil lice, on retrouve des lignes plus torturées à l’arrière.
Essai Volvo V50 1,6 l D DRIVe

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Plastiques moussés pour la planche de bord, élégante console centrale suspendue couleur alu brossé, sièges recouverts de cuir gris : le poste de conduite est assez raffiné.
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Banquette rabattue, la longueur de chargement atteint 1,77 mètre. En cas de besoin, cette dernière peut encore être augmentée grâce au dossier du siège passager qui se rabat. A la base des rétroviseurs, une petite caméra, cerclée de chrome, surveille l’angle mort.

Design

Elancés, plutôt beaux gosses et souvent sportifs : dès que l’on nous demande d’imaginer un Suédois, ces qualificatifs viennent rapidement à l’esprit. Et bien le Volvo V50, lui aussi, n’est pas loin de cette description, finalement flatteuse. Ces mensurations plaident en ce sens. Avec 4,53 mètres de long, soit seulement 5 centimètres de plus que la S40 dont il découle, il affiche une certaine stature sans tirer vers la péniche. Ajoutez une hauteur limitée à 1,77 mètre et le profil de ce break s’avère plutôt fin et dynamique.

Un dynamisme que l’on retrouve de face. L’étroite calandre, cerclée et barrée d’une baguette chromée, avance au-dessus de gros boucliers qui remontent haut de chaque côté. Ce « mufle » apparaît ainsi plutôt aiguisé, comme sûr de sa force. La profonde nervure taillée sur le capot en rajoute encore et donne du galbe au sommet des flancs dans lesquels s’incrustent des phares étirés, comme soulignés d’un trait de maquillage noir.

La partie arrière, elle, fait plutôt dans le robuste. A dessein, le pare-chocs est particulièrement proéminent et arbore des arrêtes vives. L’ouverture du hayon est taillée à angles droits afin d’offrir une belle ouverture de chargement. On retrouve également les fins et longs bandeaux de feux chers à la marque. Ils soulignent ainsi en passant les jolies hanches légèrement rebondies du V50.

Equipement

Correcteur électronique de trajectoire, système d’assistance au freinage d’urgence, ABS 5e génération avec répartition optimale du freinage, verrouillage automatique des portes dès 7 km/h, airbags frontaux, latéraux et rideaux, système de protection contre le coup du lapin, climatisation automatique bi-zone, régulateur de vitesse, détecteur de pluie, éclairage d’approche et d’accompagnement, rétroviseurs dégivrant et électriques, volant et frein à main gainés de cuir, antibrouillards, console centrale flottante couleur aluminium brossée… Cet inventaire est d’autant plus notable qu’il ne concerne que les deux premiers niveaux d’équipement concernant le break suédois.

Testé ici en finition Summum, le Volvo V50 offre en plus radars de recul, phares bi-xénon avec correcteur dynamique de portée, lave-phares à haute-pression escamotables, sièges en cuir chauffants avec réglages électriques (à mémoire pour le conducteur), jantes aluminium de 17 pouces, barres de toit et peinture métallisée. Voilà une dotation apte à satisfaire pas mal d’exigences et qui aide à relativiser le tarif, lui aussi placé assez haut. Comptez, en effet, 27 700 euros une fois déduit le bonus écologique de 700 euros.

Quelques options peuvent corser la note. Notamment le Pack communication high performance Bluetooth et son GPS facturé 2 150 euros. Le prix du Blis (500 euros) apparaît plus doux d’autant qu’il est très sécurisant car il évite de se faire piéger par l’angle-mort grâce à des caméras qui le surveille. Enfin, ceux qui se sont habitués au système de démarrage et de verrouillage sans clé devront ajouter 470 euros.

Vie à bord

Sans surprise l’intérieur de ce Volvo V50 richement doté. Mais ce « sans surprise » est à considérer dans le bon sens du terme. Car l’ambiance à bord est toute suédoise, sans fausse note. Epuré et stylisé, l’agencement intérieur ne déçoit pas. La qualité des matériaux est au rendez-vous, de la planche de bord moussée au beau cuir gris des sièges. Les multiples réglages électriques et le confort de ces derniers permettent de bénéficier d’une position impeccable. L’ergonomie des commandes étant tout aussi réussie, le conducteur est placé dans les meilleures conditions.

A l’avant, on relève juste que les blocs de rangement dans les portières sont d’une taille modeste et que leur accès est un peu gênant du fait de la grosse poignée qui les surplombe. La boîte à gants, également, n’est pas surdimensionnée. En revanche, le vaste ensemble entre les deux sièges avance beaucoup de solutions avec un coffret recouvert d’anti-dérapant derrière la console centrale, puis deux porte-canettes et un bloc profond fermé où se trouvent les prises auxiliaire et USB.

Les passagers arrière sont également bien installés. Quelques attentions leur sont réservées comme, par exemple, une prise 12 volts et l’éclairage individuel venant du plafond. Les rangements sont concentrés dans l’accoudoir central. Sans être extraordinaire, l’habitabilité est plutôt bonne avec pas mal d’espace aux genoux et à la tête. La place du milieu est à réserver à un enfant à cause du tunnel de servitude qui prend beaucoup de place.

Pouvant varier de 417 à 1 307 dm3, le coffre du V50 est en retrait. Sa taille se trouve pénalisée par les passages de roue. En comparaison, la malle des breaks BMW Série 3 (460/1 385 dm3) et Mercedes Classe C (485/1 455 dm3) proposent mieux. Celle du Suédois, moquettée, offre cependant un seuil de chargement à la bonne hauteur et un plancher plat.

Comportement

7,2 litres de gazole brûlés en ville ? Pas de quoi se pâmer d’admiration pensez-vous. Pourtant le V50 1,6D DRIVe impressionne sur les autres terrains d’évolution en se contentant de 5 litres sur les routes nationales et de 6,2 litres sur autoroute. Des consommations rendues possibles grâce à une série de modifications spécifiques à ce modèle DRIVe. Le châssis a ainsi été rabaissé et la calandre partiellement obturée pour améliorer l’aérodynamisme. Le refroidissement, la gestion du moteur comme celle de la direction assistée ont été optimisés. La démultiplication du 3e et 4e rapport a été accentuée et un rappel sur le tableau de bord indique quand il convient de changer de vitesse. Des jantes spéciales et des pneus à faible résistance au roulement peuvent être ajoutés. Enfin, à elle seule, l’utilisation d’une nouvelle huile de boîte basse friction ferait baisser de 0,75 % la consommation aux dires du constructeur.

Un résultat qui incite au voyage. Une aspiration accentuée encore par le confort général proposé. Dès les premiers kilomètres, on apprécie la discrétion du 4 cylindres turbo diesel, peu sonore et peu vibrant. Dans la même veine, l’amortissement apparaît bien calibré. Volvo n’obligeant pas à choisir entre moelleux et fermeté, le break gomme nombre d’irrégularités tout en conservant une efficacité et une agilité certaine.

Car consommer peu ne veut pas dire accélérer peu. Le bloc de 110 chevaux n’est, certes, pas capable de tous les exploits, mais il se montre convainquant. Les divers ajustages opérés pour limiter au maximum son appétit ne grève pas son agrément. Il gagne même 6 dixièmes pour passer de 0 à 100 km/h par rapport au 1,6 D « basique ». Bilan, il enroule bien, repartant dès 1 300-1 400 tours sans mollesse. Une souplesse particulièrement appréciable en ville, où l’excellente insonorisation, la direction très légère et la bonne maniabilité sont ses gros atouts.

Conclusion

Pourquoi se priver ? Vendu seulement 150 euros de plus que la version 1,6 litre diesel standard, ce break DRIVe est au final moins cher car le bonus écologique passe de 200 à 700 euros. Même s’il reste intrinsèquement coûteux dans cette finition haute, cet élégant Volvo V50, agréable à conduire, comblera les papas tranquilles. Ils apprécieront de voyager avec toute la famille dans un confort « premium » tout en consommant peu. Femme et enfants ne devront toutefois pas abuser des bagages car le coffre n’est pas particulièrement spacieux.

Essai et photos réalisés par Emmanuel Brun

Les plus

- Confort
- Consommation
- Qualité de fabrication

Les moins

- Coffre
- Quelques espaces de rangement de taille modeste
- Prix

Fiche technique :

Prix de base : 27 700 euros (bonus écologique de 700 euros compris)
Prix du modèle essayé : 31 290 euros

Options du véhicule :
Blis (système de surveillance vidéo anti-angle mort) : 500 euros
Toit ouvrant électrique transparent : 940 euros
Pack communication high performance Bluetooth (GPS avec écran couleur 16/9e et cartographie Europe, connexion Bluetooth, système audio CD, 8 HP, amplificateur 4 x 40 W et prise USB) : 2 150 euros.

Puissance fiscale : 6 cv

Poids : 1 409 kg
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 12,8
Dimensions (L x l x h) : 4,53 m x 1,77 m x 1,46 m

Moteur :
Type : 4 cylindres en ligne turbo diesel 16 soupapes à rampe commune avec filtre à particules
Cylindrée : 1 560 cm3
Puissance maxi : 110 ch à 4 000 tr/min
Couple maxi : 240 Nm à 1 750 tr/min
Emission de C02 : 118 gr/ km

Transmission : avant
Boîte de vitesses : manuelle à 5 rapports

Roues :
Freins : disques ventilés à l’avant et à l’arrière
Pneus : Continental Sport Contact2 205/50/17

Performances :
Vitesse maxi : 190 km/h
0 à 100 km/h : 11,5 s

Consommation :
Sur routes nationales : 5 l/100 km
En ville : 7,2 l/100 km
Sur autoroute : 6,2 l /100 km
Capacité du réservoir : 55 litres

TOUTES LES PHOTOS DE L’ESSAI :

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