Interview : Jerôme Bailleul « Le Meriva va confirmer Opel »
Publié par Quentin Charnolé le 26 juin 2010Pendant l’essai du Meriva 2010, un homme arpentait les voitures en demandant si tout se passait bien. Ce brun, souriant « H24″, est « Mr Meriva » selon la communication d’Opel France. Jerôme Bailleul, chef de marque Opel/Monospace y croit dur comme fer et nous explique pourquoi !
Auto-Buzz : Vous roulez avec ce Meriva ?
Jerôme Bailleul : Oui, tous les jours depuis quelques temps, le mien est équipé du toit panoramique, vous ne l’avez pas aujourd’hui mais il sera vite sur le marché.
A-B : Les portes suicides, ce n’est pas quelque chose de très évident, vous étiez pour dès le début ?
J. B. : Non, on était plutôt froid, à Genève, le concept a marqué un gros coup et nous devions suivre, mais franchement, je m’inquiétais pour le passager et le coté » quincaille » du concept, après, les explications sont vite venues et tout le monde a marché vers les portes suicides.
A-B : Opel fait fort quand même… vous n’allez pas un peu vite avec un monospace censé se vendre à gros volume ?
J.B. : Le prédécesseur s’est bien vendu, on compte sur la clientèle déjà « fan » de la marque, mais aussi les futurs clients qui cherchent du style accessible.
A-B : Quel style ?
J.B. : Avec l’Insignia ou l’Astra, Opel a relancé la machine après de grosses années noires. Le monde auto nous croyait perdu, mais les designers ont travaillé, on nous a aidé, on jouait très serré avec les budgets et finalement… le coup de crayon a fait mouche… Le Meriva, lui, est notre premier coup que l’on sent « bien ». Il a été muri depuis longtemps sans pression et franchement, il va parfaitement dans la logique esthétique d’Opel. Il va nous confirmer sur le marché.
A-B : Vous êtes certain qu’il va marcher ce monospace, il y a quand même de la concurrence …
J.B. : J’en suis certain, par son style, ses portes, son ergonomie, le FlexRail, ce Meriva est un vrai bonheur pour les vendeurs puisqu’il regorge de nouveautés où, il y a encore quelque temps, la création stagnait.
A-B : Le style, c’est Opel, avec un avant d’Astra et un planche de bord d’Insignia… mais ce FlexRail, c’est quoi et pourquoi ?
J.B. : C’est une grosse fierté, et là encore, je n’y croyais pas vraiment. Il a fallu m’expliquer le système, je trouvais ça complexe et peu pratique… mais en l’utilisant quotidiennement, il s’avère très très utile. Moi, personnellement, j’aime pouvoir régler l’accoudoir en profondeur alors qu’aucune voiture ne l’offre vraiment. De plus, la capacité de rangement est très importante et là, on cible la clientèle féminine… et sur le coup, mon épouse est déjà conquise.
A-B : Oui, mais bon, un rangement central, tout le monde le fait… mis à part les réglettes aluminium… qu’est ce qui change ?
J. B. : C’est complètement amovible, d’usine ou chez soi. En plus, grâce à un adaptateur, le bloc peut se déplacer sur l’arrière pour séparer les deux sièges passager… C’est très flexible et efficace pour le rangement, mais on ne compte pas complètement sur le FlexRail pour le vendre.
A-B : Vraiment ? Mais alors, vous allez dire quoi au client ?
J.B. : Déjà, on compte sur l’allure et les portes, ensuite, sur les clients déjà chez Opel, et en plus nous sommes sur une superbe lancée. L’Insignia a prouvé que nous pouvions aller de l’avant, l’Astra a confirmé notre savoir-faire, le Meriva arrive avec les notions de flexibilité, de style appliqué, d’accessibilité, une vrai voiture fonctionnelle avec de l’allure en plus.
A-B : Ce n’était pas une prise de risque le Meriva ?
J.B. : Si, très cher en développement, les portes déjà, et ensuite, il a fallu adapter la planche de bord d’une berline dans l’avant d’un monospace. Rien d’évident, il a fallu près de cinq ans et nous avons frôlé la faillite. Mais, d’un autre coté, nous étions sûr de nous, on avançait avec une direction et des objectifs très clairs, ce qu’il a manqué chez Opel pendant longtemps. Nous n’avons pas perdu de temps et cette voiture est aboutie dès le deuxième modèle. Aujourd’hui, franchement, Opel peut proposer une voiture au bon prix, avec des options pas chères et surtout… elle est très jolie.
A-B : Bientôt en vente donc, vous êtes optimiste sur l’avenir de votre Meriva, mais vous avez déjà des bons retours ?
J.B. : Oui, Nous espérions 200 ou 300 promesses d’achat, nous en sommes à 800 et 2000 unités sont commandés, notre objectif de 20 000 pour 2011 sera atteint, j’en suis persuadé.
A-B : Merci beaucoup… bonne chance au Meriva !
J.B. : Vous avez essayé le 120 chevaux ?
Lire notre essai Opel Meriva !
Posté dans Actualité, Interview, Opel.
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