Les vitres hydrophobes et auto-nettoyantes

Publié par Axel Carré le 29 juillet 2009

Le concept peut être assez difficile à assimiler, mais il est en fait très simple. Une surface est hydrophobe si elle repousse le liquide, hydrophile si elle le retient. La nature de l’eau étant polaire, la surface que l’on veux hydrophobe doit être non polaire. Saint-Gobain, le célèbre verrier français, a déjà déposé un brevet.

Plus besoin d’essuie-glaces

Le verre subit un premier traitement et accueille une sous-couche non polaire. Il s’agit d’un dépôt minéral à base d’oxydes, ayant des propriétés répulsives pour l’eau. Une deuxième couche très fine est finalement déposée. Elle est cette-fois constituée de Fluorosilane hydrolysable, un matériau hautement hydrophobe. Ces deux couches sont bien sûr transparentes, et extrêmement fines (1 à 5 nanomètres). Cela permet aux pare-brises de ne pas accumuler trop d’eau à leur surface, donc d’offrir plus de visibilité que sur le verre conventionnel.

Un troisième traitement est possible pour ces vitres hydrophobes : si l’oxyde de la sous-couche est dopé au fluor (pour l’oxyde d’étain) ou à l’étain (pour l’oxyde d’indium), la surface deviens totalement anti-statique. Cela la rend non seulement hydrophobes mais également très peu salissantes. Il n’est quasiment plus utile de faire fonctionner les essuie-glaces.

Hydrophiles mais auto-nettoyantes

En ce qui concerne la saleté, il existe même un traitement spécial rendant les vitres auto-nettoyantes. Ce dernier se sert des rayons ultra-violets pour éliminer les déchets organiques qui salissent les fenêtres (insectes, mousses, moisissure…). Ce procédé s’appelle la photocatalyse. Les restes sont ensuite chassés par l’eau, elle même attirée par la surface rendue hydrophile. Les avantages de l’hydrophobie ne sont cependant pas présents dans ce cas là.

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