Tech : Shelley, l’Audi TT-S de Stanford. Revue complète !
Publié par Quentin Charnolé le 9 novembre 2009
Sheeley de son petit nom est une TT-S en joli robe blanche. Son baptème, c’était sur le lac de Bonneville chez les Mormons. Sa première communion est à Pikes Peak dans le Colorado où un pilote (en chair et en os cette fois-ci) malmenera la bestiole pour "enregistrer" les réactions humaines dans le programme.
Petit rappel du concept : le Groupe Volkswagen a mandaté une bande d’étudiants de Stanford dans un projet particulier : le contrôle à distance et la sécurité autonome d’un véhicule. Pure réussite, Shelley (réference à Michelle Mouton ou pas ?) devra maintenant éviter les blocs de pierres de Pikes Peak en juillet prochain. Sinon, l’étude en elle-même a pour but de créer une voiture qui n’aura "jamais" d’accident.

Pour y arriver, les étudiants, qui sèchent les soirées Erasmus pour faire les ingénieurs assis sur des pneus, ont rempli la caisse de capteurs, GPS, moteurs électriques. Une suite de calculs et d’algorythmes étudient toutes les solutions possibles pour aller d’un point A à un point B. Les obstacles au milieu sont évités par les capteurs un peu partout (notamment sur le pavillon) et les coups de volants d’une voiture autonome…
Le systême de contrôle est en temps réel, sur une plateforme développée par Sun Microsystem. Le "logiciel de pilotage" utilise et contrôle un "APA-BS" (Axially Parallel Actuation-Braun-Schweig), mécanique remplaçant le volant par des pompes, verins et moteurs électriques.
La situation et la captation des dangers passe par un lot d’Applanix POS LV420 GPS et par l’Inertial Measurement Unit, faisant office de calculateur. Freinage, accélération et paramètres moteurs sont gérés par des cellules ERL (Electronics Research Laboratory de chez Volkswagen) classique ré-appropriés par les étudiants. Le logiciel de contrôle, bien que fourni en partie par Sun Microsystem, est modifié pour "coller" au profil de Shelley. A notre humble avis, cela dépasse la simple configuration de "première utilisation".

Sinon, concernant l’équipe, plaçons, Shelley en tête : une Audi TTS de 2009 équipée d’un 2.0L turbo en S-Tronic six rapports. Le coupé très connu atteint 256 chevaux à 6000 tr/m pour une vitesse maximum de 250 km/h. Vient ensuite l’humain (beaucoup de personnes sont nécessaires pour éliminer la présence de l’homme dans une voiture, paradoxe ou logique à toute épreuve ?) : Chris Gerdes, professeur de génie mécanique à Stanford et "boss" de l’aventure, viennent ensuite les étudiants, Kirstin Talval (la fille du groupe) et Krisada Kritayakirana (thaïlandais fan de rallye et fin cerceau) entre autres !



Posté dans Actualité, Sécurité.
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